Le Moulin de Dompierre-sur-Veyle (Dombes)

Photo F. Thévenet-Pinchon

Ce petit moulin, situé sur la Veyle à l’entrée ouest du village, se compose de deux bâtiments typiques en pierre et pisé de part et d’autre d’une cour. En amont, la Veyle forme un étang limité par des vannes. La roue à augets de type « baril » était abritée par un auvent qui prolonge le petit bâtiment autrefois occupé par le battoir.

L’origine du moulin remonterait au XIVe siècle. Figurant sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle), il était autrefois propriété du château de Belvey, tout proche. Au milieu du XIXe siècle, le moulin avait trois roues : deux à aubes courbes pour la farine et une à palettes entraînant le battoir à blé. Un arrêté préfectoral a réglementé les dispositions de la chute d’eau à cette époque, mais les mécanismes encore en place dans le moulin sont plus récents. L’activité a cessé vers 1980.

 Les propriétaires, M. et Mme Thévenet-Pinchon, ont restauré avec goût l’habitation, en conservant l’essentiel des équipements de meunerie ; une nouvelle roue à aubes a été installée dans le bief à l’automne 2015. Plutôt que de reconstruire l’ancienne à l’identique, la famille a fait le choix d’installer une roue décorative. Pour sa construction, le choix s’est naturellement porté sur l’entreprise Brun frères de Vonnas, spécialiste de l’énergie hydraulique et adhérente de l’AMA 01. La structure est réalisée en fer, les douze aubes sont en planches de châtaignier. L’ensemble pèse environ une tonne. Cette roue qui tournera librement sous la poussée de l’eau animera le site pour le plaisir de tous.

Des travaux sont en cours afin de remodeler la retenue dans le cadre du contrat de rivière.

En mai 2015, la façade du moulin donnant sur la cour. C’est la partie plus élevée, au premier plan, qui abrite les mécanismes. Le bief passe à l’arrière.

Les vannes et l’ancien cours de la Veyle à l’amont, fin avril 2016. Ce site sera remanié par les travaux du syndicat de rivière.

La roue prête à être installée en octobre 2015.

Une vue de la roue en place en février 2016. On aperçoit à l’arrière-plan l’arbre de l’ancienne roue.

Photo F. Thévenet-Pinchon